« 2005-08 | Page d'accueil
| 2005-10 »
30.09.2005
Hang up your hangs up
Sur ce bobard en forme de planète tout consiste à mimer la douleur, la joie, l'empathie, la quête, l'impérieuse nécéssité de témoigner. Des défroques aux charniers, rien ne reste puisque tout se leste. Boire à nos noyés. J'ai pris un peu d'avance , en terrasse, sous l'averse exactement, pour faire genre et puis aussi pour la chute. Disons, la rue grésille dans la nuit vers Montparnasse, les mains s'enlaçent, il pleut sur les visages, un spasme sur un enfer de postures stupides, sans rémission. Disons, un soir sans muse.
21:41 Publié dans Mots | Lien permanent | Envoyer cette note
27.09.2005
Le bruit et la fureur
5H00, au téléphone D. m'apprend la mort de son père et immédiatement, peut être du fait des larmes dans sa voix, je pense à ces lignes de Faulkner dans Le bruit et la fureur : "Caddy sentait comme les arbres quand il pleut". Comme je ne suis d'aucune consolation je lui dit voilà à quoi je pense, je pense à cette phrase de Faulkner parceque c'était exactement ta peau. Ses sanglots s'apaisent et elle me quitte. Elle me quitte toujours. "On se voit bientôt". Sans doute. Nous sommes seuls dans les matins obscurs mais de ces instants où, confusément, quelquechose nous liait, il reste des testaments de lumière.
07:05 Publié dans Mots | Lien permanent | Envoyer cette note
12.09.2005
St Eustache
Ca y est ce soir V. mon pote lunaire, mon frère de beuveries et d'échanges célestes se tirera en douce plus au sud de tout et nos chemins se sépareront devant l'église St Eustache dans la nuit luisante et mate. Nos espérances seront un brin touchantes, sous la flotte ou sous rien d'ailleurs, en train de se leurrer, et puis, même là, nous serons fiers et cyniques.
Ayons l'air d'y croire, veux tu ? Figeons nos rires sur le fil ténu des heures qui s'achévent.
15:20 Publié dans Mots | Lien permanent | Envoyer cette note
08.09.2005
Muette
C'était le nord, novembre, peut être, et une absence de refuge, supérieure, viscérale. Et soudain "Gare St Lazare" de Franck Horvat, 1959. Une muette foudroyante qui creusait son sillon de silence dans le vide même. Chaque jour je pense à elle. Chaque jour je sais au moins une fois là où je vais.
http://www.hackelbury.co.uk/artists/horvat/horvat_pic02.html
11:20 Publié dans Mots | Lien permanent | Envoyer cette note
07.09.2005
Penseur de failles
20:40 Publié dans Mots | Lien permanent | Envoyer cette note


