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25.10.2005
The night we called it a day
Je vous regarde et, d'évidence, dans ces rues nous nous haïssons, d'une haine sourde, enterrée. Malgré tout, dans notre lien qui se résume à presque plus rien, il reste un élément indestructible : cette reconnaissance diffuse, organique d'une damnation commune, dès le premier éclat de voix, la première captation du regard. Il nous reste ça, cette fraternité dans l'amer et dans le goût de néant de nos actes et de nos paroles.
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13.10.2005
Je rentre en train
Romantisme niais. Je rentre en train. Face à moi une jeune femme qui éleve ses cheveux, les saisit à la base de la nuque et les dépose sur le haut de sa tête charmante. Son geste s'imprime sur les couleurs du jour tombant au dehors, sous les toits rougeoyants d'octobre et j'y verse ma nécéssité pathétique de dramatiser un réel où j'ai, pour ma part, renoncé. Le boursouflement du langage n'est rien d'autre qu'un renoncement à un degré plus haut, à savoir un renoncement qui se repaît du spectacle de lui même - mais qui exclu l'exposition de sa nudité véritable : une nudité sans enjeu - et qui s'habille d'un discours surjouant la volonté des corps, la fascination pour la mort et la douleur ou encore l'étreinte et la lumière d'une vision.
Romantisme niais. Je rentre en train. Coulée de cheveux bruns contre un carnage calme d'automne contre la vitre. Tout contre.
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