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11.05.2007

Side effects

Elles étaient sourdes et muettes, alors, dans le vacarme du métro, elles se parlaient avec des gestes ouatés, des gestes précis, des gestes agiles. On pouvait dire que leur language était supérieur à la parole car elles se comprenaient dans le plus parfait silence ou dans l'enfer qui faisait taire ceux qui parlent. Je regardais leurs visages s'animer entourés de masques mutiques et blanchis au néon ; je m'observais moi-même devant ce spectacle comme un étranger. C'était une joie limpide et solitaire comme celle qui s'insinue dans les pas qu'on laisse sur la neige en hommage aux tissus sans couleur de la nuit, et au reste du monde qui s'en est recouvert. 

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