« Caring is creepy | Page d'accueil | If love is a red dress »

11.01.2008

No name #4

Frédéric Berthet l'écrivait quelquepart dans son Journal de Trêve, je le cite de mémoire, on ne sait rien du mot qui viendra après. Le mot, je dirais même le son, en quelque façon, s'engendre. Un peu comme un big bang, tendu, continu et sous cet aspect il est aussi une expérience anticipée des franges du néant.
Je crois qu'un monde désséché par la marchandise n'est qu'un néant frelaté (cette "non vie" dont parle Guy Debord), autrement dit quelquechose qui n'existe pas et qui surtout n'a pas cette intégrité que donne la mort, la mort comme totalité, comme passage.
C'est pourquoi la création et spécialement l'écriture sont essentielles pour nous qui voulont être en vie, car il faut vivre - oui VIVRE ! - avec intensité et avec le tranquille recueillement, quand cela est possible, de ceux qui un jour et pour toujours vont s'assoupir dans l'abîme.

Les commentaires sont fermés.